La municipalité invite sa population à relever le défi : Mai sans tondeuse !

Le réveil de la végétation au printemps est l’occasion pour les pollinisateurs (ces insectes qui sont au cœur du système de reproduction de la nature) de trouver la nourriture pour ne pas mourir de faim avant que la saison estivale ne démarre vraiment. En raison de l’utilisation toujours plus intensive des pesticides, et de la pression sociale d’entretenir et de tondre nos pelouses dès que les températures remontent, le sort des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages déjà en déclin ne fait que s’aggraver.

Nous savons par ailleurs que les tiques sont particulièrement actives à cette période de l’année et nous comprenons le désir de prévenir toute morsure.

Il est suggéré de dégager une partie seulement de votre terrain pour pouvoir en jouir sans souci. Vous pouvez décider de dégager une allée sur votre propriété pour vous rendre d’une section à l’autre sans crainte ou encore une aire de jeux pour les enfants.

Nous recommandons fortement de laisser la plus grande partie de votre terrain sans y toucher pour tout le mois de mai. Notre nature le mérite bien !

En compilant plusieurs études* européennes et américaines, l’Université du Québec à Trois-Rivières a démontré que les pelouses forment des écosystèmes de faible biodiversité et que l’état des lieux se détériore davantage quand l’intensité de la tonte augmente. Une intensité de tonte élevée serait ainsi liée à une baisse dans le nombre d’invertébrés, à un appauvrissement de la diversité végétale et à la présence accrue d’insectes et de plantes indésirables. Nous avons donc toutes les bonnes raisons de revoir notre manière de faire.

Source

* Ecological and economic benefits of low-intensity urban lawn management, Christopher J. WatsonLéonie Carignan-GuillemetteCaroline TurcotteVincent MaireRaphaël Proulx,  Journal of Applied Ecology, 19 décembre 2019